Oui au Développement de l’Armée (DEVA)

Sans titre

La Société vaudoise des officiers soutient le DEVA.

Prise de position suite au vote positif du parlement et à l’annonce d’un référendum.

La SVO soutient le DEVA parce que

Les objectifs du DEVA sont :

  1. Améliorer la disponibilité, soit la capacité de mobiliser des troupes ;
  2. Améliorer la formation des cadres ;
  3. Equiper complètement l’armée ;
  4. Ancrer l’armée de façon régionale.

Une disponibilité améliorée parce que

Introduire à nouveau le principe de la mobilisation, résout le problème actuel qui ne permet pas une mise sur pied, même partielle, d’effectif. A ce jour, une telle opération n’est pas possible. Lorsqu’un appui est nécessaire, il s’agit d’appeler des effectifs déjà en service, ou de déplacer un service planifié afin d’anticiper un besoin particulier, pour une période déterminée.

Une meilleure formation des cadres parce que

Aujourd’hui, comme hier, un citoyen peut devenir un citoyen soldat en 4 à 5 mois, soit la durée d’une école de recrue. Il n’en va pas de même pour les cadres, dont la sélection et la formation doivent être de très haut niveau. Il est indispensable qu’ils acquièrent une expérience suffisante pour instruire, et conduire de façon adéquate.

Equiper complètement l’armée parce que

Les dividendes de la paix, un excès d’optimisme, des besoins supplémentaires et le changement des priorités au niveau fédéral, ont fait chuter le budget de la défense au niveau le plus bas de notre histoire. Le matériel est à un niveau quantitatif tel que l’armée ne peut plus être équipée dans son intégralité, même en se basant sur un effectif de 100’000 militaires. De plus de nombreux systèmes et matériels, arrivent en fin de vie et doivent être remplacés.

Ancrer régionalement l’armée parce que

La fédéralisation de l’institution depuis 2003, a eu pour effet de limiter l’influence cantonale, et les troupes, bien que parrainées territorialement ont peu à peu perdu cet attachement pourtant essentiel trait d’union entre la population et son armée.

En résumé

Le comité référendaire se trompe de cible,

  • Car cette réforme est indispensable pour que notre outil sécuritaire soit réadapté et soit réorienté dans la bonne direction.
  • Car les effectifs ne sont pas diminués de moitié, puisque les troupes libérées sont des réservistes qui n’accomplissent de toute façon plus de jour de service.
  • Car il introduirait la confusion dans la population, en opposant deux groupes dont les buts finaux sont les mêmes, principalement un outil sécuritaire adapté et performant.
  • Car l’éventuelle acceptation du référendum par le peuple n’aurait pour seul effet que le statuquo, et le recommencement du processus de planification.
  • Car il servirait les intérêts de groupes ou de partis opposés à l’armée, en s’appuyant sur des personnalités se prétendant « des défenseurs de la politique de sécurité ».

Au regard des arguments ci-dessus, la SVO , à l’instar des 24 sociétés cantonales d’officiers, et des 15 sociétés d’Armes se prononce en faveur du DEVA, et ne soutient PAS le référendum « Non à la réduction de l’armée »

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