Visite de la centrale de gestion des crises et des événements des CFF

C’est dans le hall central de la gare de Berne, que le rendez-vous est fixé, 1330 tapante ! Cette fois-ci, il y a des jeunes et des moins jeunes, ou plutôt des vieux et des moins vieux. Les familles, les amis, le comité, les membres, bref ! les efforts du comité Lausanne semblent porter leurs fruits.

Une fois l’équipe réunie, on s’est déplacé à la Hochschulstrasse 6. On y retrouve le maître de cérémonie, le valeureux Colonel EMG Daniel Schlup, responsable crises et urgences et chef de l’état-major de crise, qui nous attend aux couleurs des CFF. Une fois les grilles de l’entrée passées, on se livre à un véritable parcours d’obstacles pour franchir les innombrables portes qui nous séparent du clou de la visite. La centrale de gestion des crises des CFF vient de nous ouvrir ses portes. On y découvre une table rectangulaire encerclée par des sièges en cuir, des micros, des écrans, des cartes, un arsenal digne des plus grands films.

Une fois nos membres bien installés, le Colonel EMG Daniel Schlup se livre à un exercice qu’il connait bien, à savoir, la présentation de la mission de la centrale. Le bon allemand s’est vite imposé. L’examen des différents risques et leurs conséquences sur le réseau font vite l’unanimité : le jour où ça pète, faudra être prêt et pouvoir tenir ! Les esprits s’échauffent, les questions fusent, et soudain, une main se lève : « Mais que faites-vous réellement dans cette centrale sachant que le dernier engagement remonte à quelques années déjà ? ». Dans un français pour le moins fédéral, le Colonel EMG Daniel Schlup fit comprendre le sens et l’utilité de cet état-major qui, à la grande surprise de nos membres, ne se constitue qu’en cas d’urgence extrême ou pour s’entraîner. Et c’est à ce moment que l’on comprit toute la dimension du mot extrême. C’est par exemple, lorsqu’une gare souterraine est inondée, qu’un tremblement de terre dévaste les infrastructures ou qu’elles sont visées par un attentat terroriste.

Bien que captivé par la présentation, il était temps de procéder à une pause avant de se déplacer au centre d’intervention qui dispose des moyens d’engagement pour opérer sur les rails et envoyer les trains d’intervention.

Une fois arrivé sur place, le chef des équipes d’intervention procède à un exposé sur les différents moyens à sa disposition, leurs capacités et limites. Pour notre plus grand plaisir, un train d’intervention a fait le déplacement derrière le bâtiment. Imposant, équipé du sol au plafond, on y découvre le matériel. Il y a de tout, des équipements de pompiers, de cheminots ou encore des outils peu conventionnels, mais qui témoignent de leur force et leur utilité. Le chef d’équipe a donné carte blanche pour visiter la grande bête.

1700 heures, la visite prend fin devant le train. Les remerciements vont aux CFF, au Colonel EMG Daniel Schlup et à son équipe. La mission est accomplie, les membres ravis, c’est l’heure de l’apéro et du bretzel !
Robin Grech, pour le Comité SVO Lausanne. 7 novembre 2015

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