Visite du service de sécurité et de sûreté de l’aéroport de Genève, le 21 mars 2015

Somme toutes, la journée était une réussite complète et totale.

Premièrement, nous étions une bonne trentaine présents lors de cette visite. Rien que pour ce chiffre la journée mérite d’être qualifiée de « réussie », avant même d’avoir commencé.
Ensuite, comme d’habitude, l’ambiance de la société des officiers a été plus qu’à la hauteur des attentes. Les plaisanteries ne se comptaient plus, et c’est à grande peine que nous dûmes garder notre sérieux durant la partie théorique et présentative de la sûreté et sécurité à l’aéroport de Genève.

Après une présentation circonstanciée des structures et des tâches de la sûreté aéroportuaire par Fayçal Aggoun, ancien « centurion » de la « royale » du bat car 1 et candidat Of EMG, nous fûmes invités à la partie « active » de la manifestation.
Avant de pouvoir prendre le bus qui nous ferait faire le tour du tarmac nous devions passer le contrôle de sécurité exposé patiemment précédemment. Ironie du sort ?
De cette petite balade nous en apprenions pas mal sur l’unique piste genevoise. Par exemple que la piste susmentionnée faisait un peu plus de trois kilomètres de long sur cent mètres de large, soit presque dix fois plus grande que la toute première piste ! Par la même occasion on nous fit découvrir la piste en herbe et le bois du préfet en plein dans la continuation de celle-ci. Inutile de vous préciser que ce petits bois joli est Français, il est donc strictement interdit de découper les cimes des arbres afin d’éviter de se faire chatouiller le dessous de la carlingue durant le décollage, ou à l’atterrissage…
Notre guide nous a aussi vanté les qualités du restaurant « Altitude » nous assurant qu’on y mangeait « gastro » et que la vue était des plus appréciables, surtout à la tombée de la nuit. Par ailleurs, si vous êtes intéressé(e)s, la location de jets privés peut se discuter à partir de sept-mille francs l’heure.
Une autre curiosité de l’aéroport de Genève est une des extrémités de l’unique piste goudronnée (qui, soit dit en passant, bat des records de rendements en nombre d’atterrissages et de décollages). Celle-ci, bien qu’inclue dans les trois kilomètres mentionnés plus haut, n’est en réalité qu’une forêt de pylônes. L’explication est toute simple, cette masse de poteaux sert à guider l’avion au radar « pour que cela ne fasse pas comme une sorte de trous sur le radar » sont les mots exacts.

De retour à la salle de conférence pour continuer, et finir, la présentation sur la sûreté et la sécurité, M. Aggoun nous a abasourdis avec la révélation des coûts du matériel de sécurité savamment imposés par les équipementiers au travers de normes internationales. Soit dit en passant, si l’aéroport de Genève ne se munissait pas de ces instruments très coûteux l’établissement serait purement et simplement fermé, pour non-respect des normes de sécurité.
Cet après-midi-là on nous a aussi appris pourquoi les employés à la douane sont parfois d’une certaine humeur. Figurez-vous que le pauvre homme, ou dame, assis derrière son écran, celui qui voit tout passer dans la machine à rayons « X », se fait littéralement tester toutes les semaines au moins une fois ! Sans compter qu’il ou elle n’a que quatre secondes en moyenne pour vérifier un bagage à main. Enfin, il convient de souligner que l’organigramme de l’organisation sécuritaire est bien fourni par de nombreux officiers, excellent exemple du transfert de compétences du militaire au civil.

La journée s’est agréablement terminée autour d’un verre d’amitié bien garni. L’avis général était que le vin « genevois », servi pour l’occasion, « passait bien ».

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Texte et photos : Christian Lopes-Polo

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