Compte-rendu de la cérémonie 2013 de commémoration de l’indépendance vaudoise

Le 24 janvier 2013 à 18h30, le silence se fait dans l’Aula du Palais de Rumine alors que le président monte à la tribune. C’est à son groupement que revient, année après année, l’honneur de commémorer en sa ville et au nom de la Société Vaudoise des Officiers, l’indépendance du canton, au cours d’une cérémonie solennelle et digne.

Alors que le président du groupement met les officiers et les sous-officiers au garde-à-vous, qu’il annonce le début de la cérémonie au président du Grand Conseil et premier citoyen vaudois, Monsieur Philippe Martinet, Étienne Mounir rabat sèchement les bras et la fanfare entonne la marche au drapeau. Au pas de leurs porteurs, la bannière cantonale suivie par les étendards et drapeaux des corps de troupe vaudois surgissent du fond de la salle, se déversent en rythme cadencé le long des deux allées, enveloppant l’assemblée de leurs couleurs vertes, blanches, dorées ou rouges. Le banneret cantonal, l’adjudant d’EM Geinot, en uniforme de circonstance, s’immobilise droit et impeccable devant les premiers rangs où le président du Grand Conseil et le président du Conseil d’État vaudois, les généraux, les conseillers nationaux et les invités se sont installés. Derrière lui, neuf soldats de l’ER inf 3 à l’allure fière, au torse bombé, posent dans leur socle les emblèmes et drapeaux des corps de troupe vaudois. Grâce à l’adjudant d’état-major Martial Giroud, qui a eu 60 minutes d’instruction à disposition, la mécanique est parfaitement rodée.

 

Philipp ZimmermannLe président du groupement Lausanne et maître de cérémonie, s’interroge, après avoir confessé être né bernois et adopté à l’orée de ses deux ans par le canton de Vaud : « Fallait-il avoir des ancêtres en  1798 sur ces terres et qui plus est révolutionnaires ou du moins contestataires pour aujourd’hui célébrer en toute légitimité l’indépendance de notre canton ? ». Il y répond en affirmant que c’est avant tout le courage d’un peuple qui a décidé de se lever contre un régime qu’il ne pouvait reconnaître et qui a cessé de se soumettre à une volonté à laquelle il ne pouvait adhérer qui était commémorée aujourd’hui. Et d’exhorter les officiers, les sous-officiers et les invités à ne pas l’oublier et à acquérir la conviction, que le moment venu, chacun en ferait autant.

 

Le major Pierre Streit, directeur du centre d’histoire et de prospective militaires, fait voyager l’assemblée au travers de l’Histoire, du 18ème au 20ème siècle, au gré de cinq  « 24 janvier ». D’abord le nôtre, puis celui des franco-britanniques d’El Arish en Égypte, celui des insurgés d’Alger puis celui des Américains de Caroline du Nord et enfin, celui de Winston Churchill.[Discours du major STREIT]

 

Erick LabaraLe brigadier Erick Labara, commandant de la brigade d’infanterie de montagne 10, retrace l’histoire du combat du GSsA contre l’armée au travers de leurs échecs successifs tout en soulignant la perfidie de leur dernier projet qui ne vise en réalité, sous le prétexte fallacieux de la liberté individuelle, que l’abolition de l’institution de défense et de sécurité de la Suisse : son armée. [Discours du brigadier LABARA]

 

Pierre Yves MaillardLe président du Conseil d’État, Monsieur Pierre-Yves Maillard, expose avec éloquence la nécessité impérieuse pour le législateur d’obtenir l’aval et la compréhension de son peuple lorsqu’il décide et qu’il promulgue des lois au nom de tous. Et d’ajouter que la démocratie ne peut surgir qu’autour d’un consensus et que c’est autour de cette idée, portée par un vent de liberté, d’égalité et de fraternité, que le peuple vaudoise jadis s’est regroupé et qu’il a agi.

 

Ensemble pour la sécuritéLe président de la société vaudoise des officiers, le col EMG Philippe Masson, met en garde ses troupes et en appelle à la solidarité et à l’unité pour que cette année soit porté haut le message de la milice et qu’il soit déposé avec un NON massif dans les urnes en automne prochain. Il ose compter sur le soutien généreux des membres et amis de la Société Vaudoise des Officiers pour que ceux qui seront au front dès ces jours prochains puissent obtenir les moyens nécessaires à leur engagement grâce au fond de campagne créé pour la circonstance.

 

À peine les applaudissements terminés que retentit la marche au drapeau et que sous le regard satisfait du maître de cérémonie défilent les couleurs de notre canton et de ses corps de troupe. Annonce de fin, remerciements et suite du programme seront les derniers mots du président du groupement de Lausanne qui clôt ainsi la cérémonie de commémoration du 215ème anniversaire de l’indépendance vaudoise.

 

Sous l’atrium du palais de Rumine, les verres s’entrechoquent, les mots virevoltent, les rires fusent, les mains se faufilent jusqu’au buffet où les attendent les spécialités de notre terroir. Les Paysannes Vaudoises servent le vin d’honneur offert par le Conseil d’État. Une trentaine d’officiers et d’invités se dirigent encore vers le café du Grütli où les attend le papet fumant de leur canton, un peu de vin de circonstance et toujours des paroles, des rires et des tapes sur l’épaule.

 

Merci pour votre présence, merci pour votre soutien.

 

 

Cap Philipp ZIMMERMANN
Président du Groupement Lausanne
Société Vaudoise des Officiers (SVO) – www.ofvd.ch
president.lausanne@ofvd.ch

2 comments

  1. Plt Signori

    Bravo pour l’article ! On a l’impression d’y être…

  2. Mermod G

    Merci. Belle cérémonie. Super manifestation. Excellente organisation. Bravo à Philipp et à son comité pour déroulement comme sur du papier à musique. Pour sa 1ère en qualité de maître de cérémonie, félicitations.
    Bravo pour l’article, comme dit Jean, on s’y croit (il faut juste insérer un mp3 de l’Harmonie). Enfin coup de chapeau pour la rapidité de parution du compte-rendu.

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