Communiqué de la SSO sur le Gripen

Suite à la conférence de presse de la CPS du Conseil national où a été traité en première ligne le rapport de la sous-commission sur l’évaluation du Gripen, la SSO nous a transmis le communiqué suivant aux Médias.

Voir le Communiqué de la SSO sur le Gripen

Communiqué de presse
Zurich, 21-8-2012.
La SSO maintient, à ce stade, son soutien au Gripen E/F.
La Société suisse des officiers (SSO) constate que les graves accusations portées sur la procédure d’évaluation et de sélection du nouvel avion de combat se sont révélées infondées, et exprime son inquiétude par rapport au manque de cohérence dans le nécessaire processus d’évolution de notre politique de sécurité. Sous réserve d’une véritable gestion des risques et d’une transparence totale en terme de communication la SSO maintient son soutien de principe à l’acquisition des 22 Gripen E/F, indispensables pour assurer les missions constitutionnelles de l’armée et seule solution réaliste en terme financier à court, moyen et long terme.
La SSO constate avec satisfaction que, contrairement à ce que certaines dénonciations laissaient entendre, la procédure d’évaluation et de sélection a été respectée et que dans ce contexte la sous-commission d’enquête n’a pas pu identifier de distorsion ou de violation des principes de base. Cependant la SSO s’étonne de constater que la sous-commission pose un diagnostic définitif sur un processus d’acquisition et de négociation qui lui n’est pas terminé.
La SSO a toujours déploré le caractère anonyme de ces dénonciations, dont le but était à l’évidence de grever la crédibilité du dossier. Elle souhaite que des sanctions exemplaires soient prises à l’égard des auteurs de ces mensonges. Il en va de la crédibilité des institutions en général et de l’armée en particulier.
Depuis des mois la SSO demande de la cohérence, de la crédibilité dans le nécessaire processus d’évolution de la politique de sécurité en général et de l’armée en particulier. Force est de constater que tel n’est pas vraiment le cas, ce processus étant prioritairement guidé par des paramètres financiers, sans totalement prendre en compte les besoins en sécurité découlant des menaces, risques et dangers auxquels la Suisse est exposée ou susceptible de l’être dans les prochaines décennies. Une politique de sécurité ne se conçoit pas à l’horizon de la législature, mais sur le long terme. Aussi il est du devoir du Conseil fédéral et du Parlement d’anticiper afin d’assurer à notre pays un niveau de sécurité optimal quel que soit l’évolution géo politique en Europe et dans le monde.
Ainsi le remplacement du Tiger est une nécessité. Le choix du gripen E/F s’impose comme la seule alternative possible compte tenu du cadre financier annoncé tant par le Conseil fédéral que par le parlement (4,7 ou 5 mia). Tout autre choix d’avion impliquerait de facto une augmentation du financement, faute de quoi l’armée, en tant que système global, ne disposerait plus des ressources suffisantes pour fonctionner.
Quant à l’idée d’acheter un nombre d’exemplaires réduits d’un autre modèle afin de rester dans l’enveloppe des 3,1 mia, elle n’est pas réaliste en termes de coûts pérennes et d’exploitation.
La SSO s’opposera par tous les moyens au démantèlement de l’armée en général et des forces aériennes en particulier et combattra toute forme d’armée « bonzaï » trop petite pour respecter son contrat opérationnel vis-à-vis du peuple.
Aussi à ce stade, et dans l’attente de la décision du gouvernement suédois concernant le lancement du programme Gripen E/F, qui doit intervenir courant septembre 2012, la SSO demande au Conseil fédéral d‘appliquer une politique de communication transparente et pro active ainsi qu’une véritable gestion des risques, qu’ils soient technologiques, financiers ou en terme de délais de livraison.
Pour d’autres informations :
Br Denis Froidevaux, Président de la SSO, 079 214 14 22

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